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|   ANALYSE : Monde grec |

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Les navires du type de Syros
Ces navires pourraient bien être les ancêtres des vaisseaux longs. La hampe de la poupe forme avec la coque un angle obtus de 110° à l’une des extrémités, tandis que l’autre extrémité semble se terminer par un éperon. Tous sont pourvus d’avirons (une vingtaine en moyenne) certainement très courts (des pagaies). L’absence systématique de gouvernail confirme cette impression.
D’abord identifiés depuis les graffiti incisés sur des poêlons, il faut aussi leur associer d’autres découvertes.
Le fait de retrouver ces exemples dans des sites divers de l’Egée, autorise à penser qu’il a connu un large développement.
Les caractéristiques de ce type de navires amènent à y voir un produit issu d’une longue évolution. En effet les embarcations primitives sont pourvues d’extrémités peu différenciées, et à peu près symétriques.
Une longue discussion de spécialiste a eu lieu afin de déterminer la proue et la poupe. Certains historiens ont admis comme postulat que la représentation du poisson indiquait forcément le sens d’avancée du navire. Ces poissons sont toujours orientés la tête vers la hampe. Dans ce cas la hampe quasi verticale serait la proue.
Je suis d’accord avec L. Basch pour suivre plutôt ceux qui affirment que cet argument est un peu trop simpliste. D’ailleurs L. Basch le démontrait facilement en s’aidant d’une monnaie d’époque impériale où le poisson sur un navire est clairement orienté vers la poupe, donc dans le sens opposé à la marche du navire.
Il serait imprudent d’accorder une valeur documentaire au nombre de pagaies représentées sur chaque bord des navires. Mais le chiffre d’un vingtaine doit être pris en compte. Les traits courts, rapprochés et nombreux sont significatif d’une propulsion par des pagayeurs et non par des rameurs. L. Basch rappelait que les pirogues Baganda du lac Victoria, longues d’environ 22 m, embarquaient 32 pagayeurs de chaque bord.
Pour L. Basch, l’appendice à l’avant devait servir à amortir les chocs lors de l’échouage du navire sur une berge. Car nous ne devons pas oublié que le navire une propulsé à la pagaie et que l’échouage par la proue (comme ils e pratiquera plus tard) est difficile. Cet éperon n’avait donc pas initialement de valeur offensive. Mais rien n’interdit que les marins utilisant ce type de navire n’aient pas un jour découvert qu’il pouvait aussi jouer ce rôle. De plus cet éperon a aussi pu servir à allonger la longueur du navire afin d’améliorer sa flottaison, sa tenue à la mer par gros temps
Bibliographie :
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L. Basch, Le musée imaginaire de la marine antique (MIMA), Athènes
, 1987
, p. 80-84

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