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2016, du vent retrouvé dans la voile


Parfois on espère poursuivre sur une belle lancée prometteuse. Ainsi j’espérais en 2015 largement compléter mon catalogue imaginaire. Mais une rencontre virtuelle que j’espérais tourne à la désillusion. Le réseau social devient un obstacle. « Ses vents impétueux repoussent ma flotte » (Homère, L’Odyssée, X, 46) et le deuxième semestre de 2015 me détourne du plaisir de vous présenter de nouveaux documents.

Il aura fallu attendre les remarques d’un petit garçon de 6 ans pour que je me remette au travail. Il se plonge dans les livres illustrés de bateaux antiques, les bandes dessinées et les catalogues. Il demande des dessins de bateaux, de romains et de gaulois. « Lorsque le septième jour eut été ramené par Jupiter, les vents et les tempêtes s’apaisèrent. Alors nous nous embarquons, nous dressons notre mât, nous déployons nos blanches voiles, et nous lançons notre navire à la mer. » (Homère, L’Odyssée, X, 398-402)

Je me lance et le plaisir revient. Cette fois je me concentre sur le Proche Orient. Influencé par les dures épreuves des images syriennes, les corps, les pierres, je me tourne vers la région qui fut le berceau des civilisations, vers ces peuples qui sont les ancêtres des peuples actuels. Pourquoi ont-ils construit des bateaux ? Qui ont-ils rencontré ? Leurs liens n’étaient-ils que violence ? Le bateau a-t-il représenté les liens entre les humains ou leur parcours mortuaire ?

Au IVe millénaire av. J.-C. il est évident que les bateaux font déjà partie du paysage anthropisé. Il est une évidence pour les gens de cette époque. Donc sa conception et son usage sont bien plus anciens encore même s’ils en ont laissé peu de trace.

 
 
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